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Lyon, capitale de la Résistance

Lyon est surnommée la capitale de la Résistance, formule attribuée au général de Gaulle en 1944. Zone libre jusqu'en novembre 1942, puis occupée jusqu'au 2 septembre 1944, la ville a vu naître des mouvements clandestins et abrité le quartier général de Klaus Barbie.

Le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon
Le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation, avenue Berthelot.

Une ville de presse clandestine

Lyon est occupée une première fois du 19 juin au 7 juillet 1940, puis du 11 novembre 1942 au 2 septembre 1944. Entre les deux, elle reste en zone libre, où se retrouvent journalistes et écrivains. Des presses cachées impriment tracts et journaux comme Combat, Libération, Franc-Tireur et Le Coq enchaîné, et fabriquent de faux papiers. Les trois grands mouvements de la zone sud en sont issus.

Gestapo et Klaus Barbie

À partir de novembre 1942, la Gestapo s'installe d'abord à l'hôtel Terminus, près de Perrache, puis dans l'école de santé militaire, avenue Berthelot. Le fort Montluc sert de prison. Klaus Barbie, arrivé fin 1942, dirige la répression : filatures, arrestations, tortures. Il sera jugé à Lyon en 1987.

L'entrée de l'ancienne prison militaire de Montluc et sa plaque commémorative
L'entrée de l'ancienne prison militaire de Montluc, aujourd'hui lieu de mémoire.

Jean Moulin

Envoyé par de Gaulle pour unir les mouvements de résistance, Jean Moulin (1899-1943) s'installe à Lyon début 1942 et crée les Mouvements unis de la Résistance. Il est arrêté à Caluire le 21 juin 1943 et meurt le 8 juillet lors de son transfert vers l'Allemagne. Ses cendres reposent au Panthéon depuis 1964.

Août 1944 : la route de la Libération

Le 15 août 1944, troupes françaises et américaines débarquent en Provence (opération Dragoon) et remontent rapidement la vallée du Rhône. Avant de partir, les Allemands incendient les gares de Perrache et des Brotteaux, puis font sauter les ponts le 2 septembre. Le lendemain, dès six heures du matin, les soldats alliés entrent dans la Presqu'île sans difficulté.

La Libération et les lieux de mémoire

Le 2 septembre 1944, les Allemands font sauter les ponts avant de partir. Les troupes alliées entrent dans la Presqu'île le 3 septembre. Aujourd'hui, le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation occupe l'ancien siège de la Gestapo, avenue Berthelot, et le Mémorial de la prison de Montluc est ouvert au public.

Questions fréquentes

Pourquoi Lyon est-elle la capitale de la Résistance ?

Parce que des mouvements majeurs y sont nés, que Jean Moulin y a établi sa base et que de Gaulle a employé cette formule en 1944.

Où Jean Moulin a-t-il été arrêté ?

À Caluire, dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943.

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Mis à jour le 25 octobre 2026.